Le candidat Karl Olive visé par des mortiers pendant sa campagne
La scène a marqué les esprits. Samedi 14 février, un rassemblement de campagne organisé par Karl Olive à Poissy, place Racine dans le quartier de Beauregard, a été perturbé par des tirs de mortiers d’artifice en direction du public. Un épisode spectaculaire, rarissime dans une campagne municipale locale, et qui soulève de nombreuses interrogations.
Des tirs en pleine réunion publique
Selon les informations relayées par Le Parisien et RTL, plusieurs engins pyrotechniques ont explosé à proximité immédiate du rassemblement. Dans la confusion, des participants ont évoqué un moment de panique.
Le candidat a rapidement indiqué que cinq personnes avaient été légèrement blessées, évoquant notamment des acouphènes et des contusions. De leur côté, les sapeurs-pompiers présents sur place ont précisé à TF1 qu’aucune victime n’avait été transportée à l’hôpital, ce qui nuance le bilan initialement communiqué.
Si les faits sont sérieux et doivent être traités comme tels, le contraste entre les premières déclarations et le constat des secours a alimenté les discussions dans les heures qui ont suivi sur les réseaux sociaux.
Une attaque condamnée sans ambiguïté
Il n’y a, sur ce point, aucune ambiguïté possible : tirer des mortiers en direction d’un meeting politique est inacceptable. C’est ainsi que ce sont exprimé la Maire de Poissy Sandrine Berno Dos Santos, sa principale opposante, et Mathieu Paranthoën, candidat de la gauche. Quelle que soit la cible, quelle que soit l’orientation politique, la violence n’a pas sa place dans le débat démocratique. Empêcher un candidat de s’exprimer par l’intimidation constitue une atteinte grave à la vie publique.
Karl Olive a dénoncé un acte « profondément antidémocratique » et annoncé son intention de déposer plainte.
Aucune preuve d’une manœuvre politique à ce stade
A la vue de ce qui circule sur les groupes pisciacais, il parait essentiel de le rappeler : à ce stade, rien ne permet d’affirmer que cet incident relève d’une manœuvre politique organisée. Aucune revendication, aucun élément factuel ne vient étayer l’hypothèse d’une action coordonnée contre le candidat, ou d’une manipulation de l’opinion de ce dernier. L’enquête devra établir les circonstances précises, identifier les auteurs et déterminer leurs motivations.
Toute extrapolation serait prématurée.
Un cas isolé dans la campagne pisciacaise
Un fait demeure néanmoins : aucun autre candidat déclaré à Poissy n’a, jusqu’à présent, été confronté à un tel épisode. Ni la maire sortante Sandrine Berno Dos Santos, ni les autres têtes de liste comme Mathieu Paranthoën, ou Fatiha El Masaoudi n’ont été visés par des attaques comparables durant leurs réunions publiques sur ce même emplacement.
Ce caractère isolé interroge. Pourquoi ce meeting-là ? Pourquoi ce candidat ?
Le reflet d’une crispation autour de sa candidature ?
Si (et seulement si) l’enquête venait à établir une motivation politique derrière ces tirs, la question de la crispation autour de la candidature de Karl Olive se poserait alors avec acuité.
Ancien maire de Poissy ayant quitté la ville pour devenir député, figure clivante pour certains habitants, Karl Olive suscite autant de soutiens affirmés que d’oppositions déterminées. Dans certains quartiers, sa présence et son retour dans la bataille municipale ne font pas l’unanimité.
Cette fin de campagne s’annonce particulièrement tendue pour le candidat, sur fond de rivalités locales et de fractures politiques anciennes. Dans ce contexte, un incident de cette nature, même isolé, agit comme un révélateur des tensions latentes.
Entre victimisation et réalité du terrain
Politiquement, l’épisode pourrait renforcer le discours du candidat sur la nécessité de rétablir l’ordre et l’autorité. Mais il pourrait aussi illustrer une relation compliquée avec une partie du terrain, si tant est que l’enquête établisse un mobile lié à la campagne.
Pour l’heure, une seule certitude : la violence doit être condamnée sans réserve. La démocratie locale mérite mieux que des mortiers d’artifice lancés en guise de réponse politique.
Reste à savoir si cet événement restera un fait divers isolé… ou le symptôme d’un climat plus électrique qu’il n’y paraît à Poissy.


